Aider un papillon

 

Un jour, apparut un petit trou dans un cocon.

Un homme qui passait par là, s’arrêta de longues heures à observer le papillon, qui s’efforçait de sortir par ce petit trou.

 

Après un long moment, c’était comme si le papillon avait abandonné et le trou demeurait toujours aussi petit.

 

On aurait dit que le papillon avait fait tout ce qu’il avait pu et qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre.

 

Alors l’homme décida d’aider le papillon. Il prit un canif et ouvrit le cocon. Le papillon sortit aussitôt mais son corps était maigre et engourdi, ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine…

 

L’homme continua à observer, pensant que, d’un moment à l’autre, les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu’il prenne son envol.

 

Il n’en fut rien ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

 

Ce que l’homme, avec son geste de gentillesse et son intention d’aider, ne comprenait pas, c’est que le passage par le trou étroit du cocon était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler. 

 

Auteur inconnu.

 

Il en est de même pour vous.

Alors considérez chaque étape de votre vie comme une expérience, qu'elle soit agréable ou désagréable à vivre,  qui va vous permettre d'évoluer vers le meilleur, vers la vie tout simplement.

                                                                                                                                              Marina

 

 

 

"Ce qui compte ce n'est pas ce que l'on donne mais l'amour avec lequel on le donne"

 

Mère Thérésa

Lettre ouverte à tous les parents méchants

 

Un jour, quand mes enfants seront assez vieux, pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire, comme mes parents méchants m'ont dit :

 

Je t'ai aimé assez pour te demander où tu allais, avec qui, et quand tu serais de retour à la maison...

 

Je t'ai aimé assez pour être patiente jusqu'à ce que tu découvres que ta nouvelle meilleure amie ou ton grand copain, n'était pas fréquentable....

 

Je t'ai aimé assez pour me tenir plantée là dans le cadre de porte pendant deux heures tandis que tu nettoyais ta chambre, une affaire de 15 minutes en principe !

 

Je t'ai aimé assez pour te laisser voir la colère, la déception et les larmes dans mes yeux.

Les enfants doivent apprendre que leurs parents ne sont pas parfaits.

 

Je t'ai aimé assez pour te laisser assumer la responsabilité de tes actions même lorsque les pénalités étaient si dures qu'elles ont presque brisé mon cœur.

 

Mais surtout,

 

Je t'ai aimé assez pour dire non même quand je savais que tu me détesterais pour ça.

 

Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes.

 

Je suis heureuse de les avoir gagnées, parce qu'à la fin, tu y as gagné aussi.

 

Et un jour, quand tes enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive des parents «méchants», tu leur diras :

 

Vos parents étaient-ils méchants ? Les miens l'étaient.

 

J'ai eu les parents les plus méchants du monde entier !

 

Pendant que d'autres enfants mangeaient des sucreries pour les repas, j'ai dû manger des céréales, des oeufs, et des légumes.

 

Quand d'autres ont eu du Coca et des hamburgers pour le dîner, j'ai dû manger de la viande, du fromage, des crudités et des fruits... Sans oublier toutes ces crêpes et gâteaux que ma maman nous a faits...

 

Et vous pouvez deviner que ma mère m'a fait des dîners qui étaient différents de celui des autres enfants.

 

Mes parents ont insisté pour savoir où j'étais en tout temps.

On aurait pu croire que j'étais enfermée dans une prison. Ils devaient savoir qui mes amis étaient et ce que je faisais avec eux. Ils insistaient si je disais que je serais partie pour une heure, pour que ce soit seulement une heure ou moins.

 

J'avais honte de l'admettre, mais mes parents ont enfreint la loi sur la protection des enfants concernant le travail en me faisant travailler.

J'ai dû faire la vaisselle, mon lit (quelle horreur!), apprendre à faire la cuisine, passer l'aspirateur, faire mon lavage, vider les poubelles et toutes sortes d'autres travaux cruels.... Je pense qu'ils se réveillaient la nuit pour imaginer de nouvelles tâches à me faire faire...

 

Ils ont toujours insisté pour que je dise la vérité, juste la vérité et rien que la vérité.

 

Au moment où je suis devenue adolescente, ils pouvaient lire dans mon esprit et avaient des yeux tout autour de la tête.

 

Puis, la vie est devenue vraiment dure !

 

Mes parents ne laissaient pas mes amis juste klaxonner quand ils venaient me chercher. Ils devaient venir à la porte pour qu'ils puissent les rencontrer. Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami(e) quand ils avaient 12 ou 13 ans, j'ai dû attendre d'en avoir 16.

 

À cause de mes parents, j'ai manqué beaucoup de choses que d'autres enfants ont expérimentées. Je n'ai jamais été prise pour vol à l'étalage, vandalisme, alcoolisme, ni même arrêtée pour tout autre crime. C'était «tout de leur faute».

 

Maintenant que j'ai quitté la maison, je suis instruite et une adulte honnête.

Je fais de mon mieux pour être un parent méchant comme mes parents l'étaient.

 

Je pense que c'est ce qui ne va pas avec le monde aujourd'hui. Il n'y a pas assez de parents méchants !

 

Merci donc à tous les parents qui ont été assez méchants dans notre jeunesse pour nous apprendre à être de méchantes bonnes personnes.

 

 

Stéphanie Chariot-Auchère

Neuropsychologue

 

 

 

 

 

 

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place au bon moment. Et alors j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle... l'Estime de soi.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelles n'étaient rien d'autre qu'un signal lorsque je vais à l'encontre de mes convictions.

Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... l'Authenticité.

  

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle... la Maturité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

Sachant très bien que ni la personne, ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle... le Respect.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m'était pas salutaire : personnes, situations… tout ce qui baissait mon énergie.

Au début ma raison appelait cela de l'égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle... l'Amour propre.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j'ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga projets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle... la Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert... l’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir,

Aujourd'hui, je vis le moment présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois et cela s’appelle... la Plénitude.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir mais si je la mets au service de mon cœur elle devient une alliée très précieuse.

Tout ceci, c'est… le Savoir vivre.

 

  Texte écrit par Kim Mac Millen

repris par Charlie Chaplin

Le poême du bonheur

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s’être marié, après avoir eu un enfant…

Plus tard, on se sent frustré parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l’on sera mieux quand ils le seront.

Alors on est convaincu que l’on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.

On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possèdera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite…

 

La vérité est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.

 

La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux maintenant qu’il est encore temps.

 

Pendant longtemps, j’ai pensé que ma vie allait enfin commencer, la « vraie vie » mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer, et ensuite la vie allait commencer. Jusqu’à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.

Cette perspective m’a aidée à comprendre qu’il n’y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin.

 

Ainsi passe chaque moment que nous vivons et quand on partage ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps, il faut se rappeler que le temps n’attend pas.

 

Alors il faut arrêter d’attendre de terminer ses études, d’augmenter son salaire, de se marier, d’avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

 

Le bonheur est une trajectoire et non pas une destination.

 

Il n’en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d’apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l’un des meilleurs moments de sa vie.